par Alexandra Huile d'Olive, agricultrice et productrice suisse en Andalousie.
Hola ! Je suis Alexandra et merci à tous ceux qui atterrissent sur ce post, qui sont intéressés par mon aventure et qui prennent le temps de découvrir mon site internet
Si vous me suivez sur les réseaux sociaux ou me connaissez, vous aurez remarqué que l'huile d'olive, c'est maintenant ma vie 💛 Je crois que j'en parle tous les jours et surtout, je l'utilise au quotidien ! Je suis vraiment devenue passionnée de ce jus de fruit qui existe depuis la nuit des temps, qui rend meilleur tout ce qu'on cuisine et qui est excellent pour la santé. Franchement, que demander de plus ?
Mais alors, comment est-ce que j'en suis arrivé là ?
Tout est parti d’un rêve d'avoir une ferme
À la base, je ne suis pas partie en Andalousie pour faire de l’huile d’olive.
Je suis partie pour réaliser un rêve que j’avais depuis longtemps : avoir ma propre ferme, mes chevaux et vivre dans le sud. Déjà petite, je disais que je voulais devenir "cavalière fermière" même si après j'ai fait des études dans le tourisme. Mais là j'avais décidé de revenir à mes premières amours même si, comme vous le savez sûrement, il est difficile de devenir agricultrice et acheter une ferme en Suisse quand on n’est pas issu de ce milieu.
J'ai donc commencé à regarder ailleurs et comme j’avais déjà un cheval andalou, le sud de l'Espagne s’est assez vite imposé à moi. En partant visiter la région, j'ai eu un vrai coup de cœur pour la région de Montellano, un petit village de la province de Séville.
Bon… trouver la région était la partie facile, trouver la ferme, beaucoup moins ! Il m’a fallu presque une année et une trentaine de visites avant de tomber sur celle qui allait devenir la mienne.
Au début, il n’y avait pas un seul olivier
Quand je suis arrivée, la ferme était exclusivement composée de terres cultivées en céréales, sans jolie maison andalouse au milieu des oliviers comme sur les cartes postales. On a donc tout construit petit à petit : d’abord la maison et les infrastructures nécessaires pour vivre et travailler sur place puis est venue l’idée de diversifier les cultures en plantant des oliviers.
Le petit problème ? Je n’y connaissais absolument rien aux oliviers alors je me suis entourée de mes voisins agriculteurs et de la coopérative de mon village. Dès 2017 et grâce à eux, j'ai commencé à apprendre et et comprendre les arbres, la récolte et, finalement, tout ce qui se cache derrière une bouteille d’huile d’olive.
En Espagne, le style de vie méditerranéen axé autour de l'huile d'olive s'est vite imposé à moi et, pour la première fois, j'ai vraiment découvert le goût de ce jus : avez-vous déjà goûté de l'huile d'olive seule, à la cuillère ? Est-ce que vous saviez qu'il en existe plein de variétés et que les goûts sont très différents ?
Et si tu produisais ta propre huile ?
À ce moment-là, je n’avais toujours pas prévu de créer une marque, ma seule idée étant de livrer les olives à la coopérative. Ce sont des proches qui ont commencé à me demander : « Mais pourquoi tu ne produis pas ton huile ? ». L'idée a lentement fait son chemin (j'avais le temps, il fallait bien que les arbres grandissent !) et j'ai commencé à importer une première palette en Suisse. J'ai commencé de 0, sans réseau de distribution ni stratégie commerciale. En plus de me proches, j'ai contacté des chefs, poussé la porte de quelques épiceries, présenté mon huile, raconté d’où elle venait… et c'est comme ça que Loretta 1888 est née.
Je vous confie un petit secret ? Vous avez été de plus en plus nombreux à découvrir mon huile d'olive dès que j'ai mis "cultivé par une Suissesse en Andalousie" sur l'étiquette 😊 Comme quoi, cela ne tient des fois à pas grand chose !
Aujourd’hui, la ferme dicte le rythme
Dans ma ferme, je suis bien accompagnée de mes trois chevaux (dont l'andalou que j'avais déjà avant de partir) et des deux chiens, Pasta et Olive. Concernant les terres, en plus des oliviers, il y a toujours les cultures qui étaient là au début, comme le blé dur, les pois chiches et le tournesol. Petit à petit, j’essaie aussi de valoriser ces céréales et d'autres produits de la région et c'est pour ça que vous trouvez aussi chez Loretta des pâtes fabriquées à partir de blé dur d’Andalousie, des pois chiches déjà cuits ou même du vinaigre de Xérès.
Aujourd'hui, je vis vraiment entre l'Espagne et la Suisse mais le fil conducteur reste le même que lorsque j’ai envoyé ma toute première palette en Suisse : vous proposer des produits dont vous connaissez l'origine et surtout au prix juste car il n'y a pas d'intermédiaire. Mon huile d'olive est extra vierge, pressée à froid, fruitée et surtout adaptée à un usage quotidien.
Je trouve qu’on mange différemment quand on connaît l’histoire derrière ce qu’on met dans son assiette, non ? Et maintenant la suite continue de s’écrire entre l’Andalousie et la Suisse grâce à vous. Merci du fond du cœur 🫒