par Alexandra Huile d’Olive, agricultrice et productrice suisse en Andalousie.
Quand je suis arrivée à la ferme, il n’y avait pas encore d’oliviers et les terres étaient exclusivement consacrées aux céréales. J'ai planté ces arbres quelques années plus tard, en 2017, avec l’envie de diversifier les cultures de la ferme. Depuis, j’apprends à les connaître un peu mieux chaque année.
Je tenais ici à vous présenter à quoi ressemblent mes oliviers :
Des oliviers plantés en 7×7 mètres
Mes oliviers sont plantés avec un espacement de 7 mètres sur 7 mètres : cela signifie que chaque arbre dispose d'environ 49 m² pour développer ses racines et sa couronne.
Si vous êtes déjà allés en Andalousie ou dans un pays du sud, vous avez sûrement déjà remarqué des oliveraies intensives ou super-intensives, avec des arbres beaucoup plus rapprochés. Chez moi, nous sommes sur une plantation plus traditionnelle, avec de l'espace entre chaque olivier.
Et cet espace est d'autant plus important que mes arbres doivent se débrouiller avec une ressource particulièrement précieuse : l'eau.
Ici, pas d'irrigation
Mes oliviers sont cultivés en secano, c'est-à-dire sans système d'irrigation et ils dépendent donc des précipitations naturelles.
En Andalousie, cela veut aussi dire traverser des étés très chauds et très secs mais heureusement, l'olivier est un arbre particulièrement bien adapté à ces conditions.
Certaines années sont généreuses, d'autres beaucoup moins et c'est l'une des réalités de l'agriculture : on travaille avec ce que la nature veut bien nous donner.
Pourquoi la variété hojiblanca ?
La grande majorité de mes oliviers sont de variété hojiblanca, une variété emblématique d'Andalousie.
Son nom, qui veut dire "feuille blanche" en espagnol vient de l'aspect clair, presque argenté, du dessous de ses feuilles. Cela se voit surtout quand il y a du vent, on dirait même que toute l'oliveraie change de couleur.
J'ai choisi cette variété car elle supporte bien la sécheresse, ce qui était évidemment important pour une plantation sans irrigation et aussi parce qu'elle est assez rustique et résistante aux maladies.
Est-ce que vous saviez que ses olives peuvent servir aussi bien à produire de l'huile qu'à être consommées comme olives de table ? Chez moi, elles sont actuellement entièrement destinées à produire de l'huile d'olive.
Une parcelle bio… et une autre qui ne porte pas le label
Une partie de mes oliviers est certifiée biologique tandis qu'une autre parcelle est officiellement cultivée en conventionnel.
Et là, il y a une nuance importante que j'aime expliquer car cette question revient souvent : cette deuxième parcelle n'est pas traitée, mais elle se trouve au milieu d'autres champs conventionnels et j'ai donc choisi de ne pas engager les démarches pour la faire certifier bio. Car être certifié biologique ne signifie pas simplement décider de ne pas traiter ses arbres, il faut entrer dans un système officiel de contrôle et de certification, avec des démarches et des coûts supplémentaires.
Dans mon cas, certifier cette parcelle n'aurait pas suffisamment de sens économiquement et je préfère donc être totalement transparente : une parcelle est certifiée bio, l'autre ne l'est pas, même si je n'y applique pas de traitements.
Pour moi, c'est aussi cela, connaître l'origine de ce que l'on mange : pouvoir expliquer concrètement comment les cultures sont conduites, plutôt que de s'arrêter à une étiquette.
Et quelques gordal se cachent parmi les hojiblanca
Dans mes champs, j'ai aussi quelques oliviers gordal. La gordal, vous la connaissez peut-être déjà si vous aimez mes grosses olives vertes de table car, contrairement à mes hojiblanca, celles-ci ne sont pas là pour produire mon huile : je les cultive pour leurs olives à manger.
Leur gros calibre et leur chair généreuse les rendent particulièrement agréables à l'apéritif.
Des arbres qui grandissent avec la ferme
Mes oliviers ont été plantés en 2017. Ils sont donc encore relativement jeunes dans la vie d'un arbre capable de produire pendant des dizaines, voire des centaines d'années.
Comme ils poussent naturellement, il ne faut pas oublier qu'il y a des années de pluie, des années de sécheresse et donc des récoltes très différentes. La quantité produite varie mais la saveur aussi et c'est d'ailleurs ce qui me plaît : on ne commande pas une récolte, on l'accompagne .
Et lorsque vous ouvrez une bouteille d'huile Loretta, derrière elle il y a aussi tout cela : des arbres plantés en Andalousie, espacés de 7 mètres, qui poussent sans irrigation et dont je peux vous raconter l'histoire. Parce qu'au fond, mon objectif avec Loretta reste toujours le même : vous proposer des produits dont vous connaissez vraiment l'origine 💛.
FAQ
Quelle variété sont les oliviers Loretta ?
Mes oliviers sont principalement de variété hojiblanca, une variété très présente en Andalousie et adaptée aux conditions sèches.
Les oliviers sont-ils irrigués ?
Non. Ils sont cultivés en secano, c'est-à-dire sans irrigation, et dépendent des précipitations naturelles.
Quand ont-ils été plantés ?
Mes oliviers ont été plantés en 2017.
Tous les oliviers sont-ils bio ?
Non, une parcelle est certifiée biologique et une autre est conventionnelle. Cette dernière n'est pas traitée, mais elle n'est pas certifiée bio.
Pourquoi les arbres sont-ils espacés de 7 mètres ?
Ils sont plantés selon un cadre de 7×7 mètres, ce qui laisse à chaque arbre suffisamment d'espace pour développer sa couronne et son système racinaire.
À quoi servent les oliviers gordal ?
J'ai quelques oliviers gordal dont les fruits sont destinés à être consommés comme olives de table plutôt qu'à produire mon huile.